sam. Jan 29th, 2022

Retrait de la garde républicaine au Sénateur à vie Joseph Kabila* : Est-ce un coup de force de la part de Félix TSHISEKEDI ?

Voici ce que dit la constitution sur la protection des hautes autorités

L’ordre a été donné depuis le vendredi dernier de retirer la garde républicaine au sénateur à vie, Joseph Kabila.

Cette mesure a été qualifiée de politique par bien des gens, estimant que l’ancien Président de la République mérite d’être sécurisé par les forces armées.

Bien avant cela, toutes les barrières érigées autour de la résidence de Joseph Kabila située dans la commune de la Gombe ont été levées sur ordre de la haute hiérarchie.

Ces deux mesures ont suscité des controverses dans plusieurs salons Politiques, mais aussi sur la toile. Nombreux sont des internautes qui ont qualifié le régime actuel de dictatorial.

En son article 182, la constitution de la République stipule ceci : La police nationale congolaise est chargée de la sécurité publique, de la sécurité des personnes et de leurs biens, du maintien et du rétablissement de l’ordre public ainsi que de la protection rapprochée des hautes autorités.

Nous basant sur ce prescrit, nous osons dire que la mesure prise par la PNC est loin d’être un acharnement politique à l’égard du Président honoraire Joseph Kabila.

N’étant plus en fonction, le Président honoraire ne mérite plus d’être sécurisé par les forces armées de la République.

En ce qui concerne les attributions des forces armées, la constitution est claire là-dessus.

Article 187: Les forces armées comprennent la force terrestre, la force aérienne, la force navale et leurs services d’appui. Elles ont pour mission de défendre l’intégrité du territoire national et les frontières, dans les conditions fixées par la loi. Elles participent, en temps de paix, au développement économique, social et culturel ainsi qu’à la protection des personnes et de leurs biens

Sort des personnes qui detournent les forces armées à leurs fins propres

Article 188 : les forces armées sont Républicaines. Elles sont au service de la nation toute entière. Nul ne peut, sous peine de haute trahison, les détourner à des fins propres. Elles sont apolitiques et soumises à l’autorité civile

Nulle part dans la constitution de la République Démocratique du Congo, il est permis à l’armée d’assurer la sécurité des personnes autres que le Président de la République en fonction.

Pour ce, nous exigeons le retrait des militaires commis à la sécurité du Secrétaire Général de l’UDPS, Augustin kabuya.

Cette décision est ni plus ni moins anti-constitutionnelle.

Plotin Yambenga, chevalier de la plume en devenir

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