ven. Jan 28th, 2022

RDC/Présidentielle au suffrage indirect : la DCDHE plaide pour la consolidation d’un Etat de droit

L’idée d’une élection présidentielle au suffrage indirect telle que soutenue par Alphonse Ngoyi Kasanji, un des cadres du FCC, suscite déjà beaucoup de réactions voire même de la société civile.

La Clinique Electorale de la Dynamique Chrétienne pour la Défense des Droits humains «DCDHE», une organisation de la société civile n’est pas restée en marge de cette question difficile.

Ce mercredi 09 septembre, le Président National de cette organisation, Me Carlos Mupili, a rapidement réagi en faisant savoir que la DCDHE tout en observant les faiblesses et les forces des deux suffrages direct et indirect, sans pour autant soutenir l’un ou l’autre, plaide plutôt pour la consolidation d’un Etat de droit et de l’indépendance de la justice.

Ce dernier fait comprendre que le scrutin présidentiel au second degré a existé dans notre pays à l’époque de Kasa-Vubu sous l’emprise de la loi fondamentale de 1960 et dans la Constitution référendaire de 1964.

Il souligne que la force de ce scrutin est qu’il est moins coûteux et très rationnel si la justice est à mesure de traquer la corruption. Car tout candidat, sans beaucoup d’argent, peut gagner ce vote après avoir convaincu son électorat intellectuel et consciencieux.

« Il est difficile de corrompre des millions d’électeurs. Ce sont ses forces. Mais la faiblesse est d’abord du côté financier. Il est très coûteux, ensuite la CENI a plus de possibilité de falsifier les résultats du vote. Il est aussi conflictuel et agrippe la cohésion nationale », a-t-il déclaré.

Pour Me Carlos Mupili, la légitimité ne vient pas toujours par le vote mais après le vote lorsque les élus rendent service ou répondent au social et à la sécurité de la population.

Laurentine Bongesa

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